
L’extension des conflits armés cause des morts par milliers, des exilés par millions, la destruction de l’environnement et l’appauvrissement des peuples partout où, comme en France, les gouvernements favorisent les agresseurs et encouragent la spéculation.
La France insoumise dans la Nièvre, rejointe par une dizaine d’organisations1La manifestation partira de la mairie de Corbigny à 11h. Ont déjà appelé à la rejoindre : le Parti ouvrier indépendant 58, la Libre Pensée, le NPA Bourgogne, No Passaran 58, la Fédération anarchiste 58, Attac 58, le Mouvement de la Paix 58, le PCF 58, Action nivernaise antifasciste et rurale., appelle à manifester contre la guerre et pour le blocage des prix ce samedi 25 avril à 11h à Corbigny.
Traités commerciaux, livraisons d’armes vers un État dont le Premier ministre est sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, voire crime contre l’Humanité, autorisation de survol du territoire, alliance avec à l’Otan de Trump qui annonce son intention de « détruire toute une civilisation » en bombardant l’Iran…
Macron et ses ministres encouragent l’extension de la guerre. Ils ne peuvent plus le cacher.
Toutes les fausses informations occupant les écrans ne réussissent plus à couvrir le fait que la France a continué à armer Israël. Des enquêtes de journalistes, des rapports d’ONG et même les responsables israéliens le confirment, comme le rappelle Manuel Bompard dans cette vidéo.
La tolérance pour les relais de la propagande guerrière, l’augmentation vertigineuse des budgets militaires, les seuls qui échappent aux cures d’austérité, la répression des voix qui défendent les peuples victimes n’endiguent plus la vague de protestation qui mobilise partout dans le monde… Chacune et chacun peut aider à renforcer la mobilisation en participant aux manifestations comme celle organisée pour la Nièvre ce samedi 25 avril à Corbigny.
La Macronie arme les agresseurs. La France insoumise agit pour la paix.

43 milliards d’euros.
C’est le volume des échanges entre l’Union européenne et Israël, qui bénéficie avec l’accord commercial de conditions préférentielles pour les produits agricoles et agroalimentaires, les capitaux, les services, les marchés publics, les investissements, les droits de propriété intellectuelle et commerciale.
Le 13 janvier dernier, au nom de l’Alliance de la gauche européenne (ELA), Manon Aubry, députée insoumise, a déposé une initiative européenne (ICE) pour mettre fin à la complicité européenne en suspendant l’accord d’association en vigueur depuis 2000, qui fait de l’Union européenne le premier partenaire commercial d’Israël.
Cette initiative a franchi le cap du million de signatures en trois mois ! La Commission va devoir y répondre mais mardi 21 avril, Macron a voulu réduire la question de la suspension de l’accord a une « interrogation légitime ».
À côté de lui se tenait le Premier ministre du Liban bombardé par Israël qui est en train d’annexer le sud du pays.
Le refus de suspendre l’accord UE-Israël est d’autant plus scandaleux :
- que l’Union européenne et ses États membres sont parfaitement capables de prendre des sanctions contre des États agresseurs et d’aider leurs victimes. Ils l’ont fait contre la Russie de Poutine depuis l’invasion de l’Ukraine ;
- que l’accord contient, dès son article 2, la condition explicite du « respect des droits de l’homme et des principes démocratiques » ;
- que c’est un moyen de pression considérable puisque les produits UE représentent 34% des importations d’Israël, mais sans incidence en Europe puisque cela ne représente qu’1% des exportations de l’UE.
Nous devons accentuer la pression : quand un génocide se déroule sous nos yeux et que la guerre s’étend, « s’interroger » n’est pas agir.
Intervention de Jean-Luc Mélenchon à la manifestation en soutien au peuple libanais le 19 avril 2026 à Paris.
Maintenir les accords commerciaux avec Israël, rester dans l’Otan de Trump, c’est encourager la guerre qui ravage le Moyen-Orient et sert de prétexte partout ailleurs aux profiteurs.
Stop au coupes budgétaires et blocage des prix !
Les compagnies pétrolières dans l’Union européenne réalisent quotidiennement 81,4 millions d’euros de sur-profits depuis le début de la guerre en Iran, comparé à leurs profits avant-guerre, selon une étude commandée par Greenpeace Allemagne. En France, elles amassent en moyenne 11,6 millions d’euros de plus par jour.
Nous ne sommes pas dupes. Personne n’est dupe. Nous savons que les carburants vendus aujourd’hui ont été raffinés à partir de pétrole acheté avant la hausse des cours. Les raffineurs, à commencer par Total, ont décidé d’augmenter leurs prix pour faire encore plus de profits. La guerre contre l’Iran, qui a conduit au blocage du détroit d’Ormuz, est menée par le plus fervent promoteur du pétrole de la planète : Donald Trump. Elle est le prétexte mensonger qui a servi à initier la flambée des prix.
La Macronie dirigeante et ses alliés ont préféré laisser faire pour protéger des actionnaires de Total (certains sont parlementaires). La firme a encaissé un milliard d’euros en un mois, directement prélevé sur les factures de carburant que la population française est contrainte d’acheter massivement pour se déplacer et se chauffer.
Après les stations essence, les fabricants de plastique, les agriculteurs, ce sont les supermarchés qui prévoient une hausse de 5%. Leurs camions acheminent dans la Nièvre des légumes de l’autre bout de l’Europe parce que l’autosuffisance alimentaire n’a jamais été une priorité pour les actuels partisans des « aides ciblées ». Ils préfèrent en fait mettre les filières en concurrence et faire peser l’effort sur tout le monde, alors que ce sont encore les industriels dont la consommation énergétique est proportionnelle à la taille des machines qui en profiteront réellement, en laissant sur le carreau tous les autres.
Les mesures annoncées ne sont absolument pas à la hauteur des difficultés des Françaises et les Français face à l’augmentation des prix du carburant et des autres produits de première nécessité.
« Aider » certains secteurs économiques ? Mais c’est déjà un tiers de la population qui vit en zone rurale et ne peut se passer de voiture ! Ce sont 10 millions de pauvres qui ne peuvent déjà faire face ! Et puis aider avec quel argent ? Le nôtre, celui des services publics sur lesquels le gouvernement veut encore rogner pour rembourser la note qu’on a déjà payée.
Et du côté du Rassemblement national, dont Julien Guibert est député dans la 2e circonscription de la Nièvre où se trouve Corbigny ? Pareil. On propose de baisser les taxes, ce qui n’empêche en rien les pétroliers de continuer à augmenter les prix mais réduit les recettes de l’État, donc sa capacité à financer les services publics. Pour quelques centimes gagnés temporairement, c’est la part gratuite de santé, d’éducation, de transports, de culture qu’on réduit durablement. Et pour faire face aux nouvelles dépenses, ne comptez pas sur eux. Le RN refuse d’augmenter le SMIC comme de taxer les plus riches. Bardella et Le Pen préfèrent déjeuner avec eux.


Pendant que l’extrême-droite calait ses déjeuners mondains et sa séance photo pour un magazine people, dès mars 2026, les député·es de la France insoumise ont présenté un plan d’urgence pour faire face à l’augmentation des prix du carburant.
Bloquer les prix ne coûte rien et réduit les inégalités
La mesure la plus rapide à appliquer est le blocage des prix du carburant au niveau d’avant le déclenchement de la guerre en Iran, ce qui ne coûtera rien à l’État : pas de dette supplémentaire, pas de énième plan de rigueur. Le blocage des prix a déjà été instauré dans les années 90 pour le pétrole et plus récemment pour le gel hydroalcoolique. La spéculation a cessé sans qu’il y ait pénurie.
Pour ne pas faire peser l’effort sur les stations-essence qui subissent aussi le prix des raffineurs et pour s’assurer que ceux-ci reviennent au moins à leur niveau de profit déjà considérable avant la guerre plutôt qu’étrangler les indépendants, il faut dans le même temps encadrer les marges.
Le blocage des prix doit être étendu aux produits de première nécessité.
Nationalisation !
Vue la dépendance de toute notre société aux produits pétroliers, augmenter le prix du raffinage, c’est lever un impôt privé.
Cette activité ne peut être laissée sous la gouvernance d’organisations comme Total dont le but par nature est de faire des bénéfices et non d’agir pour le bien commun. Elle doit revenir à l’État.
La France insoumise défend cette mesure depuis son premier programme il y a dix ans. Nous y restons fidèles comme au programme du Nouveau Front Populaire et au combat pour la Sécurité sociale de l’Alimentation. Cela doit être fait d’autant plus rapidement que les produits de première nécessité sont impactés par une guerre présentée comme fatalité. Par exemple les produits alimentaires à base de céréales, dont les prix augmentent par anticipation d’un renchérissement des engrais phosphatés.
Dans ce cas aussi, bloquer le prix ne coûtera rien à l’État. Cela réduira les marges de l’agro-industrie loin d’être à plaindre et favorisera en plus la part de la filière agricole la plus vertueuse, l’agriculture paysanne qui n’utilise pas ces engrais dont le cadmium empoisonne la population.
Consultez et téléchargez le plan d’urgence de la France Insoumise face à la fambée des prix de l’énergie 👇
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