La France insoumise dans la Nièvre remercie les citoyennes et les citoyens qui se sont mobilisé·es samedi 26 septembre pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale dans la Nièvre. Nos militant·es ont rejoint les marches de Lormes, organisée par l’association Adret Morvan et de Nevers, organisée par le Mouvement de la Paix.
Plus de 250 mobilisations ont eu lieu le 26 septembre aux quatre coins du pays. Présents en nombre dans les cortèges, des élu·es, député·es et militant·es de la France insoumise ont répondu à l’appel dont notre mouvement était cosignataire aux côtés de plus de 1 000 organisations, syndicats, collectifs et ONG et que vous pouvez retrouver ici.
Dans la Nièvre, deux représentants insoumis ont pris la parole : à Lormes, Christophe Bandini, coanimateur du groupe d’action Morvan insoumis et à Nevers, Jean-Charles Marquiset, coanimateur du groupe d’action Pouilly-Mesves. Retrouvez ci-dessous les textes de leurs interventions.
Intervention de Christophe Bandini à Lormes

Nous vivons aujourd’hui un moment décisif de notre histoire. Le dérèglement climatique s’accélère, la biodiversité s’effondre, les guerres se multiplient et les inégalités deviennent toujours plus profondes. Face à ces crises, certains voudraient nous faire croire qu’il faudrait choisir entre la fin du mois et la fin du monde, entre la justice sociale et l’écologie, entre la paix et la sécurité. Nous refusons cette fausse opposition.
La crise climatique n’est pas une fatalité. Elle est la conséquence d’un système économique qui privilégie les profits immédiats au détriment de l’intérêt général.
Pendant que les grandes entreprises continuent de polluer et d’accumuler les richesses, on demande aux citoyen·nes de faire toujours plus d’efforts : réduire leur consommation, payer davantage leur énergie, accepter la précarité et renoncer à leurs droits. Ce n’est pas juste, et ce n’est pas acceptable.
L’écologie que nous défendons à la France insoumise est une écologie populaire. Elle doit permettre à chacun de vivre dignement, de se loger correctement, de se déplacer, de se chauffer et de se nourrir sans être condamné à choisir entre ses besoins essentiels. La transition écologique ne peut pas reposer uniquement sur les épaules des familles modestes et des travailleurs. Elle doit être financée d’abord par celles et ceux qui ont le plus de moyens, par les grandes fortunes et par les multinationales qui ont largement contribué à la destruction de notre planète. Nous avons des solutions. Les éco-régions en font partie.
Défendre le climat, c’est aussi défendre le vivant. C’est protéger nos forêts, nos rivières, nos océans, nos terres agricoles et les animaux qui partagent notre monde. Nous devons sortir d’une logique où tout est considéré comme une marchandise, où la nature est exploitée sans limite (coupes rases) et où les générations futures héritent des conséquences de notre irresponsabilité. L’eau, l’air, l’alimentation et l’énergie doivent être considérés comme des biens communs, accessibles à toutes et tous.
Mais nous ne pouvons pas parler d’avenir sans parler de paix. Les peuples du monde entier aspirent à vivre libres, en sécurité et dans la dignité. La guerre détruit les vies, les familles, les villes et les écosystèmes. Elle détourne des ressources qui devraient être consacrées à l’éducation, à la santé, au logement et à la transition écologique. La paix ne se construit pas par la surenchère militaire, mais par la diplomatie, la coopération entre les peuples et le respect du droit international.
Nous devons refuser toutes les formes de domination, de racisme, de colonialisme et d’oppression. Une pensée à nos frères et sœurs de combat à gaza, en Cisjordanie, au Liban, au Soudan et partout où l’impérialisme fait rage. La solidarité ne doit pas s’arrêter aux frontières. Qu’il s’agisse des personnes qui fuient la guerre, la misère ou les catastrophes climatiques, chaque être humain doit être accueilli avec dignité et respect.
Enfin, il n’y aura pas de véritable transformation écologique sans démocratie. Le capitalisme et ses logiques de profits est mortifère. Les décisions qui concernent notre avenir ne peuvent pas être prises uniquement dans les conseils d’administration des grandes entreprises ou dans des institutions éloignées des citoyens. Le peuple doit pouvoir reprendre le contrôle de ses choix, de son économie et de ses services publics.
Avec la 6e République, nous ferons une Constituante qui donnera le pouvoir de décision au peuple.
Nous voulons construire une société du partage plutôt qu’une société de la concurrence permanente ; une société où l’on protège les travailleurs, les paysans, où l’on garantit les services publics, où l’on réduit les inégalités et où chacun peut participer aux décisions qui le concernent.
L’urgence est immense, mais nous ne devons pas céder au découragement. Partout, des citoyen·nes se mobilisent, des associations agissent, des travailleuses et des travailleurs, des paysan·nes se battent et des peuples résistent. Ensemble, nous pouvons changer le cours des choses. En 2027 l’espoir est permis. Abattons ensemble la citadelle !
La France insoumise est à vos côtés, notre programme est notre identité. Pour le climat, pour la paix, pour le vivant et pour la justice sociale, nous devons agir. L’avenir n’est pas écrit : il dépend de notre capacité à nous unir et à construire un autre monde, dès aujourd’hui.
Intervention de Jean-Charles Marquiset à Nevers

Chers amis, chers camarades,
La France insoumise vous salue, un salut de combat, un combat pour la paix.
Macron et son gouvernement viennent une nouvelle fois de laisser survoler l’avion de Netanyahou au-dessus de notre sol alors qu’il est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale. Macron et son gouvernement ont une nouvelle fois bravé le droit international en ne l’arrêtant pas.
Netanyahou, l’homme du génocide en Palestine, avec ses suprémacistes d’extrême droite.
80 000 morts, 200 000 blessés, 10 000 disparus, 60 % du territoire de la Palestine détruits. Depuis le « cessez-le-feu », 1 500 civils palestinien·nes ont été tué·es par l’armée israélienne et les colons.
De Gaza à Ramallah en Cisjordanie, c’est bien l’humanité qu’on assassine.
Toutes celles et tous ceux qui n’ont pas été capables, au moment où les États-Unis et Israël ont attaqué le Liban et l’Iran, de dire qu’il fallait condamner cette agression et que la France porte un message de paix immédiat, ceux-là, portent une responsabilité dans la situation d’aujourd’hui.
Ceux qui ont laissé passer le budget 2026, budget de guerre, et ceux qui laisseront passer le budget 2027, qui sera à nouveau un budget de guerre, portent et porteront une lourde responsabilité d’une loi de programmation militaire, 36 milliards d’euros de plus sur 5 ans, portant la loi de programmation militaire à 489 milliards jusqu’en 2031.
Trump et l’Otan décident de faire payer les peuples pour les guerres permanentes, Macron et des dirigeants européens s’exécutent. L’Otan qui exige, de ses pays membres qu’ils consacrent 5 % de leur PIB pour l’armement et la défense. À terme, 150 milliards par an pour la France.
Hier, dans le mensonge le plus total, Macron annonçait qu’il était pour le désarmement. Quelle honte ! Car, derrière l’explosion de production d’armes et de munitions, ce sont des guerres assurées, le stade suprême de l’impérialisme.
Un million de morts au cœur de l’Europe, les jeunes Ukrainiens et Russes fuient leurs pays pour ne pas devenir de la chaire à canon.
Il est temps de quitter l’Otan, cette institution guerrière, contre les peuples, au seul service de l’impérialisme US.
Il est temps de s’appuyer sur les peuples et sur les dirigeants des pays, comme Sanchez en Espagne, qui veulent la paix, qui reconnaissent le génocide en Palestine, qui veulent en finir avec la course aux armements et donner des moyens pour l’école publique, la santé…
Plutôt que des armes, la retraite à 60 ans ;
Plutôt que des armes, en finir avec les 11 millions de pauvres qui survivent dans notre pays ;
De l’argent pour les peuples et non pour les canons.
Au sommet de l’ONU, les va-t’en guerre étaient en campagne. Des résistances ont fait jour, elles sont un point d’appui pour en finir avec toutes les guerres, sur tous les continents.
Solidarité avec le peuple palestinien !
Exiger de Macron et de son gouvernement, de l’Union européenne, l’arrêt du traité économique avec Israël pour que le massacre s’arrête.
Négocier, réunir toutes celles et ceux, dans le monde, qui veulent la paix, pour le bien des peuples ukrainien et russe.
Arrêter les guerres, c’est aussi arrêter la destruction de la planète, car ces canons, ces avions, ces bateaux, ces bombes, polluent à tour de bras.
Notre combat pour la paix est le seul qui permettra aux peuples et aux travailleurs, à la jeunesse, d’avoir un avenir meilleur.
Vous pouvez compter sur la France insoumise !

