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  • NON À LA MILITARISATION DE L’ÉCOLE, NON À LA LOI BLANCHET SOUTENUE PAR PERRINE GOULET !

    NON À LA MILITARISATION DE L’ÉCOLE, NON À LA LOI BLANCHET SOUTENUE PAR PERRINE GOULET !

    Après le SNU, des militaires à l’école ? La loi du député Blanchet entend instaurer des cours de Défense obligatoires dès la sixième, donnés par des militaires réservistes avec un programme déterminé par le ministère de la Défense en plus du ministère de l’Éducation nationale. LFI est mobilisée pour empêcher que ce texte soutenu par Perrine Goulet soit définitivement adopté au Sénat.

    L’année dernière, le chef d’État Major des armées suscitait le tollé en déclarant que notre pays devait être prêt à « perdre ses enfants ». Le député Blanchet, lui, ne s’est pas contenté de déclarations. Lors de la niche parlementaire, du Modem, il a présenté une loi de militarisation de la jeunesse, soutenue par tous les va-t’en guerre : Rassemblement national, macronistes, Horizon, Renaissance, les républicains… Bien entendu, les député·es insoumis·es ont voté contre, comme ses anciens partenaires du Nouveau front populaire qui, pour une partie, ne cessent de voter les crédits de guerre…

    Cette loi, adoptée à l’Assemblée nationale par seulement 56 député·es, a été transmise au Sénat. Nous n’avons pas encore la date où elle sera discutée et votée.

    Un collectif d’organisations nivernaises contre la loi Blanchet s’est constitué. En sont membres la FSU, la Libre pensée, le Mouvement de la paix, la France insoumise, le Parti communiste français, le Parti ouvrier indépendant et la Fédération anarchiste.

    Le collectif a rencontré les deux sénateurs de la Nièvre pour leur faire part de leur refus que cette loi voie le jour. Quant à la député Modem de la Nièvre, Perrine Goulet, elle renvoie à plus tard la rencontre avec le collectif. Il est vrai qu’il est plus facile de défendre une loi à l’Assemblée nationale que d’échanger avec les organisations qui contestent cette loi.

    L’objectif affiché est que, de la sixième à la terminale, soit 33 000 classes, un module annuel de 35 séances d’enseignement à la défense nationale soient assurées par des réservistes… des enseignants… représentant environ 670 000 heures d’enseignement. L’équivalent de 1 000 postes à temps plein.

    C’est la porte ouverte à toutes les dérives potentielles. Ces cours seraient, de plus, associés à des possibilités de stages d’observation dans l’armée, dans le cadre des stages obligatoires en quatrième, troisième et seconde. Tout est bon pour la guerre et pour instrumentaliser la jeunesse car ces stages apporteraient des bonus au baccalauréat, voir pour l’accès aux filières de l’enseignement supérieur, remettant en cause l’équité entre les jeunes.

    Personne ne peut accepter l’ingérence de l’armée dans les programmes scolaires pour des cours obligatoires.

    En tout état de cause, si cette loi était adoptée au Sénat, il est impératif que les parlementaires agissent pour l’abroger. Le SNU a été envoyé aux poubelles de l’Histoire. Il y a déjà les classes défense contestables. Le rôle de l’école publique est de former les futurs citoyens en leur apportant les moyens de s’émanciper, l’esprit critique, la liberté d’expression et d’action… La loi Blanchet est l’inverse de ces valeurs.

    En 3 ans, 8 000 classes ont été supprimées mais, pour instrumentaliser la jeunesse, Macron et son gouvernement, soutenus par la droite et le Rassemblement national, sont prêts à investir des millions d’euros. Alors qu’on baisse les moyens de l’École publique et de la Santé, Macron et ses alliés ont trouvé encore 8,5 milliards d’euros, en plus de la loi de programmation militaire pour 2026.

  • LA GUERRE N’EST JAMAIS UNE FATALITÉ ! C’EST UN CHOIX POLITIQUE.

    LA GUERRE N’EST JAMAIS UNE FATALITÉ ! C’EST UN CHOIX POLITIQUE.

    Sur le plan de Donald Trump présenté par les médias comme un « plan de paix », il a rappelé que c’est en réalité « un plan d’occupation » et dénoncé les gouvernements européens, britannique et français, « qui n’ont jamais cessé de fournir des armes à Israël, qui continuent à le faire, et qui soutiennent désormais le plan d’occupation de Trump et Netanyahou ».

    Pendant le rassemblement devant les grilles de la préfecture, Marie-Anne Guillemain a participé à une rencontre initiée par le Mouvement de la Paix, organisateur de la manifestation, avec les représentants de l’État. Elle y a rappelé l’opposition constante de la France insoumise à la dérive belliciste des gouvernements Macron, à commencer par le Président de la République lui-même lorsqu’il utilise un vocabulaire guerrier pour des sujets n’ayant rien de militaire, puis laisse le chef d’état-major des armées déclarer que la France doit être prête à « accepter de perdre ses enfants ».

    « Que la menace existe, nous ne le nions pas, a-t-elle ajouté. Les conflits armés qui touchent aujourd’hui l’Urkraine, le Proche-Orient, le Congo, risquent de se multiplier à cause du réchauffement climatique et de ses conséquences dramatiques. Mais annoncer comme une chose certaine l’entrée en guerre prochaine de la France, alors que cela ne correspond pas à la réalité, et ne rien faire contre les causes des conflits armés, ce n’est pas contribuer à la paix. C’est augmenter le degré de violence ».

    Elle a fait part de l’inquiétude des Nivernais·es qu’elle a rencontré·es et a dénoncé la contribution de la France à l’augmentation des tensions, quand notre pays devient le deuxième marchand d’armes au monde, investit dans l’industrie de la mort mais baisse les budgets qui contribuent à nous protéger, comme celui de la transition écologique. Elle a plaidé pour que notre pays agisse dans le cadre de l’Organisation des Nations unies et cesse d’aligner sa politique sur celle des États-Unis de Donald Trump.

    Le Mouvement de la Paix a annoncé l’organisation d’un nouveau rassemblement pour le cessez le feu à Gaza le samedi 20 décembre. La France insoumise dans la Nièvre appelle a rejoindre ce rassemblement à 16 heures devant la Préfecture.

    À l’Assemblée nationale, Bastien Lachaud a dénoncé une « rhétorique de l’urgence et de l’effroi » et expliqué pourquoi La France insoumise vote contre le principe de l’augmentation du budget de la défense, demandée par le Premier ministre Sébastien Lecornu. De 3,2 milliards d’euros supplémentaires initialement prévus, il s’agit de passer à 6,7 milliards d’euros en 2026, pour un budget total de 57 milliards.

    « Vous vous alignez sur l’Otan et à travers elle, sur les États-Unis, et cela au moment même où sur l’impulsion de Donald Trump, ils brutalisent leurs partenaires, piétinent le droit international et sont devenus un facteur d’instabilité politique généralisée. »

    « Avez-vous seulement lu la stratégie de sécurité nationale publiée il y a quelques jours par l’administration de Washington ? Soutien à tous les mouvements d’extrême droite, vassalisation de l’Union européenne, alliance avec le régime de Vladimir Poutine, guerre contre la Chine. Voilà l’horizon des États-Unis. Quand allez-vous enfin ouvrir les yeux ? Le plus grave, c’est que pendant que vous vous gargarisez de formules martiales, vous ne préparez même pas sérieusement notre défense au défi de demain.

    « Vous parlez d’économie de guerre, mot aussi ronflant que creux. Car que trouve-t-on derrière concrètement ? Rien. Vous laissez partir nos actifs stratégiques à l’étranger, ATOS, Arcelormital, Vancorex et plus de 1 600 autres entreprises françaises qui sont passées sous pavillon états-unien en 10 ans. Aucun pilotage, aucune stratégie, aucune réflexion. Votre soi-disant économie de guerre n’est donc qu’un prétexte pour préparer les esprits à l’idée qu’il faudrait se serrer la ceinture pour financer la défense de la France pour justifier pour justifier ainsi vos politiques d’austérité et de case sociale et aussi pour justifier vos erreurs de programmation, vos impréparations, vos renoncements. »