COMMUNIQUÉ DE LFI58 APRÈS LA MORT DE QUENTIN DERANQUE

Un jeune homme a été tué à Lyon vendredi 12 février au cours d’une rixe. Les insoumises et les insoumise de la Nièvre adressent toute leur compassion à ses proches. Personne ne devrait mourir pour ses idées, quelles qu’elles soient. Nous espérons que l’enquête permettra d’arrêter rapidement les responsables et de les traduire devant la Justice.

Immédiatement après que l’agression a été connue, alors que la police indiquait ne pas disposer d’éléments pour identifier les responsables, de nombreux médias et des personnalités politiques de droite et d’extrême-droite ont repris les propos du groupuscule d’extrême-droite Némésis et associé la France insoumise à ce drame, parce que l’eurodéputée Rima Hassan tenait une conférence le même jour, à deux kilomètres de l’endroit où Quentin a été retrouvé.

Ces déclarations et ces titres n’ont fait qu’exacerber la haine qui se déverse contre la France insoumise sur les réseaux sociaux, en commentaire des articles de presse sur Internet et dans plusieurs villes de France, où des locaux de notre mouvement ont été dégradés.

Depuis dix ans, les responsables et les militant·es de la France insoumise manifestent leur indignation face à la politique injuste et inégalitaire menée par Emmanuel Macron, qui plonge des millions de Françaises et de Français dans la misère et les prive de droits aussi élémentaires que l’accès aux soins, à l’éducation, à un environnement sain. Cette indignation est toujours accompagnée d’arguments et de propositions pour que la France vive mieux, jamais d’appel à une quelconque forme de violence.

Nous sommes pacifistes, démocrates, républicains et si nous voulons faire la révolution, si nous voulons passer à une 6e République écologique et sociale, c’est par les urnes. La France insoumise mène des campagnes pour inciter les citoyen·nes à s’inscrire sur les listes électorales et à voter. Nous voulons convaincre, et seulement convaincre. L’Histoire a montré trop souvent que dresser les gens les uns contre les autres ne peut conduire qu’à la violence généralisée. C’est toujours le Peuple qui en paie le prix.

Nous appelons à ne pas céder à l’emportement, à veiller au plus grand respect dans l’expression publique et à nous rassembler autour du plus beau mot de notre devise commune : Fraternité.