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  • DANS LA NIÈVRE COMME PARTOUT, L’ÉCOLOGIE, C’EST VITAL !

    DANS LA NIÈVRE COMME PARTOUT, L’ÉCOLOGIE, C’EST VITAL !

    Le capitalisme nuit gravement à la planète. Canicules, sécheresses, pollution… Les morts se comptent par dizaines de milliers. Dans la Nièvre, qualifiée il n’y a pas si longtemps de « vert pays des eaux vives », les arrêtés de restriction d’eau s’accumulent. Il est urgent de bifurquer ! Pour rétablir l’équilibre, la France insoumise a construit un programme, l’Avenir en commun. L’un de ses fondements est la Règle Verte : ne pas prendre à la nature plus qu’elle ne peut reconstituer.

    Le 24 avril 2026 a marqué le jour du Dépassement de la Terre pour la France. À partir de cette date, si toute l’humanité vivait comme notre pays, elle aurait déjà consommé toutes les ressources que la planète est capable de régénérer en un an.

    Notre modèle économique est devenu insoutenable pour la planète, avec l’extraction de plus en plus effrénée des matières premières non renouvelables comme les métaux, et parce que nous consommons en un an davantage que la capacité de régénération des ressources renouvelables par les écosystèmes. C’est le cas des forêts, surexploitées pour produire une énergie abusivement qualifiée de « renouvelable », alors que les arbres mettent entre 50 ans et un siècle pour pousser.

    Nous commençons à payer le prix de ce consumérisme érigé en dogme : bouleversement climatique (temps de novembre au printemps, canicule la semaine suivante, feux de forêt, inondations, tempêtes…), effondrement de la biodiversité (pas d’insectes pollinisateurs, pas de fruits), conflits déclenchés pour s’accaparer des ressources vitales devenues rares, comme l’eau…

    Nous devons revenir à l’équilibre. La solution ne réside pas uniquement dans les comportements individuels : c’est d’abord le capitalisme financiarisé, avec son productivisme, son obsolescence programmée et ses déchets, qui épuise les humains et les écosystèmes !

    Nous n’avons besoin ni de faire faire trois fois le tour de la planète à des marchandises que nous pouvons produire localement, ni de trois emballages sur les choses que nous achetons, ni d’un système économique qui néglige les besoins de la population au profit d’activités destructrices dont la seule vertu est d’être rentable pour des actionnaires.

    La bifurcation n’est possible qu’avec une réelle planification écologique, populaire, libérée des lobbies.
    Inscrite dans la Constitution, la règle verte permettra d’empêcher le droit de propriété de prévaloir sur la protection de l’eau, de l’air, de l’alimentation, du vivant, de la santé et de l’énergie.

    Sans air sain, sans air frais, notre vie est en danger. La pollution de l’air provoque près de 40 000 décès chaque année en France. La combustion des énergies fossiles pour les transports, le chauffage et l’industrie est responsable de 70 % des émissions de CO2, l’agriculture de 20 %.

    Notre programme remet en cause le modèle productiviste qui cause la catastrophe écologique, planifie la bifurcation énergétique vers le 100 % renouvelable et donne la priorité aux mesures de réduction de la consommation d’énergie, comme l’investissement dans les transports en commun, l’isolation des bâtiments, l’efficacité énergétique dans la production…

    Les forêts régulent le climat, nous permettent de respirer, filtrent l’eau, abritent 80 % de la biodiversité terrestre. Ces écosystèmes sont vitaux. 
Ils sont un bien commun.

    Les forêts couvrent plus du tiers de la surface de la Nièvre. Déjà fragilisées par le réchauffement climatique, elles sont mises en grave danger par l’industrialisation.
Les plantations d’arbres en monocultures ne sont pas des forêts !

    Nous les protégerons en interdisant les coupes rases, en laissant 25 % de ces écosystèmes en libre évolution, en généralisant la sylviculture mélangée à couvert continu, en stoppant la prédation pour des industries de court terme, en hiérarchisant les usages du bois,
qui est une ressource limitée…

    Trois jours sans boire et on est mort. La Nièvre est un château d’eau qui alimente à la fois la Seine et la Loire. De sa qualité et de sa quantité dépendent des vies, bien au-delà du territoire nivernais.

    Tout au long de son cycle, nous préserverons l’eau des polluants chimiques qui empoisonnent tout,
 des plus petits organismes aquatiques jusqu’à l’espèce humaine où les cancers explosent. Cette pollution nous ruine en assainissement, alors que préserver la nature permet de le faire gratuitement.

    Nous ferons de l’accès à une eau saine un droit humain fondamental, instaurerons la gratuité des premiers mètres cubes nécessaires à une vie digne, une tarification progressive et différenciée pour pénaliser les mésusages et mettre fin à l’accaparement de la ressource.

    Les espèces animales, végétales, champignons… dépendent les unes des autres. Chacune contribue à soutenir l’édifice de la biodiversité.

    Plus de la moitié de la surface de la Nièvre est agricole. L’industrialisation de l’agriculture détruit les haies et les zones humides, tasse les sols, pollue au cadmium, aux nitrates, aux pesticides qui tuent le vivant et se retrouvent dans notre alimentation.

    Nous mènerons une politique favorable à l’agriculture écologique et paysanne : garantie d’un revenu décent, fermes à taille humaine, priorité aux circuits courts, refus de l’artificialisation des terres par l’urbanisation ou l’agrivoltaïsme, fin de la maltraitance animale, réduction de l’utilisation des engrais et des pesticides chimiques de synthèse jusqu’à atteindre un système agricole 100 % biologique…

  • Vers la VIe République

    Vers la VIe République

    Voici quelques années que la France insoumise parle de, prépare et promeut un changement de nos institutions, constatant que la Ve République, mal née et cent fois tordue, dérive dangereusement vers l’autoritarisme, avec une succession de lois restreignant les libertés publiques. Le débat, notamment orchestré par des médias appartenant à des grandes fortunes et de grands groupes, confine à la chasse aux sorcières dans un grand renversement de toutes les valeurs et de toutes les évidences.

    Le peuple français est fracturé, divisé et les diverses élections ne permettent plus de recréer une dynamique qui le mobiliserait autour d’une idée partagée de justice et de progrès. Comment se refonder en tant que peuple, c’est-à-dire en tant que communauté politique qui décide de son sort ? Notre idée est d’appeler à une Constituante, pour passer à une VIe République. Nous pensons qu’il est temps de réécrire les règles du jeu de notre vie politique et sociale, et que le bon niveau où se placer est celui d’une nouvelle Constitution ; quelques lois, mêmes importantes, stratégiques, ou soutenues par le peuple ne seraient pas suffisantes.

    Sur un terrain de sport, si le public voyait que l’arbitre n’était pas équitable, que ce soit par malveillance, corruption, ou encore du fait de règles iniques, il y aurait un malaise dans le stade. Nous en sommes rendus au point où, du fait de règles devenues iniques, d’une corruption, à tout le moins morale, de notre classe politique et de nos éditocrates, et de la malveillance de notre Président, une dissolution peut être déclenchée de manière individuelle, arbitraire et dangereuse, sans aucun frein ou contrepouvoir possible, puis le résultat de cette histrionisme, la victoire du NFP, être jeté aux oubliettes, avec un dédain inversement proportionnel à la furie qui a accueilli la sortie d’un livre attaquant la France insoumise pour manque de démocratie interne, notamment. Si la démocratie est si importante, on attend que ses défenseurs se lèvent quand la République (fût-elle la Ve) tremble. On attend toujours.

    Comment engager le travail qui mènera à une VIe République ? Notre Constitution actuelle nous permet de convoquer une Constituante par référendum. Nous le ferions en demandant de voter non pas avec des bulletins « oui/non » mais avec des bulletins proposant des choses à inscrire dans la nouvelle Constitution, par exemple la révocation des élus, la reconnaissance du vote blanc, de nouveaux droits fondamentaux comme celui de mourir dans la dignité, de changer de genre…

    Il y aurait également des bulletins concernant le processus de la Constituante. Par exemple : combien de ses membres devraient être tirés au sort. Quoiqu’il arrive, les membres de la Constituante ne pourraient pas avoir été parlementaires sous la Ve République et ne pourraient pas non plus l’être sous la VIe. Ils n’auraient donc pas d’intérêt à voir se prolonger un état, de fait, passé, pas plus qu’ils ne produiraient la nouvelle règle en se disant qu’ils occuperaient ensuite un poste de pouvoir dans le nouveau régime, ce qui les empêcherait d’écrire une règle pour favoriser leur propre élection.

    Concernant le nombre de citoyens tirées au sort, nous n’avons pas peur de voir se dessiner une Constituante très indépendante de quelque bord partisan que ce soit, et donc de nous-mêmes. On peut voir avec l’Avenir en commun que nos propositions sont très largement majoritaires, et nous voyons aussi que les différentes conventions citoyennes parviennent à des conclusions très proches de celles que nous avons construites en nous appuyant sur le travail d’associations reconnues dans leur domaine (logement, écologie, libertés publiques…).

    Ainsi, nous serions favorables à ce que le temps de travail de la Constituante permette des allers-retours entre l’assemblée constituante et l’ensemble du pays, avec des cahiers de doléances par exemple, dont le rôle dans la Révolution française n’est plus à démontrer, et dont la force d’expression et de proposition, vive lors du mouvement des Gilets jaunes, devrait encore permettre de radicaliser le travail des constituants.

    À l’heure où le locataire de l’Élysée se prend pour le propriétaire des lieux et n’accepte pas le résultat d’élections, une nouvelle République est bienvenue. Il s’agit de brider le pouvoir des puissants, et sans doute que la proposition de révocation des élus a à trouver sa place dans un nouveau jeu politique, où les élus ne sont pas autre chose que des serviteurs mandatés de la cause publique. À vrai dire, de nouvelles règles sur la manière dont les citoyen·nes peuvent élire et révoquer les politiques, instaurer et abroger les lois, ce sont des règles vitales à construire pour adapter nos institutions aux problèmes de ce siècle.

    Depuis l’instauration de l’actuelle Constitution, elle a eu à subir 24 modifications, plus ou moins profondes. Sur ces 24 changements de la règle fondamentale qui cadre notre vie, le peuple n’a donné directement son avis que 3 fois. Il est grand temps de remettre à l’ouvrage la règle des règles, la Constitution, et de le faire à partir du peuple souverain. Cela nous paraît le moyen à la fois le plus sûr et le plus ambitieux de réveiller les graines de la fraternité républicaine, de préparer les ferments de l’harmonie des êtres humains entre eux.

    Une communauté politique qui refonde son cadre de vie souverainement, accepte mieux son sort, fût-il soumis aux aléas et à la violence du monde, quand la manière dont elle s’organise lui apparaît juste et est librement consentie. C’est alors que ses membres coopèrent le mieux, que ce soit pour garantir une vie décente à chacun ou pour inventer de nouvelles formes de vies sociales, économiques et culturelles.

    Jérôme Dubos