Auteur/autrice : LFI 58

  • Des insoumis·es aux côtés des agriculteurs à Clamecy

    Des insoumis·es aux côtés des agriculteurs à Clamecy

    Marie-Anne Guillemain avec des militantes de la Confédération paysanne.

    La circulation sur le rond point dit de la Fausse Maison, à l’entrée de Clamecy, a été très ralentie pendant la manifestation par des tracteurs stoppés sur les routes.

    De nombreuses personnes, au volant de leur voiture ou de leur camion, ont manifesté leur soutien à la lutte contre la politique agricole de Macron et accepté avec le sourire de donner quelques minutes de leur temps en patientant dans le barrage filtrant.

  • DERMATOSE NODULAIRE CONTAGIEUSE : STOP AUX ABATTAGES MASSIFS, ÉCOUTEZ LES ÉLEVEURS !

    DERMATOSE NODULAIRE CONTAGIEUSE : STOP AUX ABATTAGES MASSIFS, ÉCOUTEZ LES ÉLEVEURS !

    Malgré les alertes répétées et les recommandations scientifiques claires, le gouvernement refuse de généraliser la vaccination, seule stratégie réellement efficace. Le résultat est dramatique : des troupeaux entiers abattus, parfois dans des élevages vaccinés, et des éleveurs acculés, réprimés au lieu d’être soutenus.

    L’EFSA comme la Fédération des vétérinaires d’Europe confirment que la vaccination permet d’éviter les abattages systématiques. L’abattage total est une réponse violente, inefficace et destructrice pour des générations de paysans.

    La France insoumise exige en urgence :

    • L’arrêt des abattages totaux systématiques et la mise en place d’abattages sélectifs avec suivi sanitaire ;
    • La généralisation immédiate de la vaccination contre la DNC sur tout le territoire ;
    • L’ouverture de négociations européennes pour protéger les débouchés des éleveurs ;
    • L’abandon définitif de l’accord UE-Mercosur.

    Sans paysans, il n’y a ni alimentation, ni souveraineté alimentaire, ni justice sociale.

    Solidarité totale avec les éleveurs.

  • LA GUERRE N’EST JAMAIS UNE FATALITÉ ! C’EST UN CHOIX POLITIQUE.

    LA GUERRE N’EST JAMAIS UNE FATALITÉ ! C’EST UN CHOIX POLITIQUE.

    Sur le plan de Donald Trump présenté par les médias comme un « plan de paix », il a rappelé que c’est en réalité « un plan d’occupation » et dénoncé les gouvernements européens, britannique et français, « qui n’ont jamais cessé de fournir des armes à Israël, qui continuent à le faire, et qui soutiennent désormais le plan d’occupation de Trump et Netanyahou ».

    Pendant le rassemblement devant les grilles de la préfecture, Marie-Anne Guillemain a participé à une rencontre initiée par le Mouvement de la Paix, organisateur de la manifestation, avec les représentants de l’État. Elle y a rappelé l’opposition constante de la France insoumise à la dérive belliciste des gouvernements Macron, à commencer par le Président de la République lui-même lorsqu’il utilise un vocabulaire guerrier pour des sujets n’ayant rien de militaire, puis laisse le chef d’état-major des armées déclarer que la France doit être prête à « accepter de perdre ses enfants ».

    « Que la menace existe, nous ne le nions pas, a-t-elle ajouté. Les conflits armés qui touchent aujourd’hui l’Urkraine, le Proche-Orient, le Congo, risquent de se multiplier à cause du réchauffement climatique et de ses conséquences dramatiques. Mais annoncer comme une chose certaine l’entrée en guerre prochaine de la France, alors que cela ne correspond pas à la réalité, et ne rien faire contre les causes des conflits armés, ce n’est pas contribuer à la paix. C’est augmenter le degré de violence ».

    Elle a fait part de l’inquiétude des Nivernais·es qu’elle a rencontré·es et a dénoncé la contribution de la France à l’augmentation des tensions, quand notre pays devient le deuxième marchand d’armes au monde, investit dans l’industrie de la mort mais baisse les budgets qui contribuent à nous protéger, comme celui de la transition écologique. Elle a plaidé pour que notre pays agisse dans le cadre de l’Organisation des Nations unies et cesse d’aligner sa politique sur celle des États-Unis de Donald Trump.

    Le Mouvement de la Paix a annoncé l’organisation d’un nouveau rassemblement pour le cessez le feu à Gaza le samedi 20 décembre. La France insoumise dans la Nièvre appelle a rejoindre ce rassemblement à 16 heures devant la Préfecture.

    À l’Assemblée nationale, Bastien Lachaud a dénoncé une « rhétorique de l’urgence et de l’effroi » et expliqué pourquoi La France insoumise vote contre le principe de l’augmentation du budget de la défense, demandée par le Premier ministre Sébastien Lecornu. De 3,2 milliards d’euros supplémentaires initialement prévus, il s’agit de passer à 6,7 milliards d’euros en 2026, pour un budget total de 57 milliards.

    « Vous vous alignez sur l’Otan et à travers elle, sur les États-Unis, et cela au moment même où sur l’impulsion de Donald Trump, ils brutalisent leurs partenaires, piétinent le droit international et sont devenus un facteur d’instabilité politique généralisée. »

    « Avez-vous seulement lu la stratégie de sécurité nationale publiée il y a quelques jours par l’administration de Washington ? Soutien à tous les mouvements d’extrême droite, vassalisation de l’Union européenne, alliance avec le régime de Vladimir Poutine, guerre contre la Chine. Voilà l’horizon des États-Unis. Quand allez-vous enfin ouvrir les yeux ? Le plus grave, c’est que pendant que vous vous gargarisez de formules martiales, vous ne préparez même pas sérieusement notre défense au défi de demain.

    « Vous parlez d’économie de guerre, mot aussi ronflant que creux. Car que trouve-t-on derrière concrètement ? Rien. Vous laissez partir nos actifs stratégiques à l’étranger, ATOS, Arcelormital, Vancorex et plus de 1 600 autres entreprises françaises qui sont passées sous pavillon états-unien en 10 ans. Aucun pilotage, aucune stratégie, aucune réflexion. Votre soi-disant économie de guerre n’est donc qu’un prétexte pour préparer les esprits à l’idée qu’il faudrait se serrer la ceinture pour financer la défense de la France pour justifier pour justifier ainsi vos politiques d’austérité et de case sociale et aussi pour justifier vos erreurs de programmation, vos impréparations, vos renoncements. »

  • Seul le peuple palestinien doit décider de son avenir !

    Seul le peuple palestinien doit décider de son avenir !

    « Notre rassemblement à Nevers, comme ceux qui se sont multiplié en France ces dernières semaines, comme en Italie, Espagne, Royaume-Uni, USA, dans de nombreux pays sur tous les continents, montrent la détermination de ceux, attachés à la paix, à la fin du génocide, à la libération des otages et l’arrêt immédiat et définitif des bombardements à Gaza.

    Les responsables qui pensent diriger le monde ne peuvent contourner cette mobilisation internationale. Aucun peuple ne pourra être réellement libre tant que le peuple palestinien n’aura pas retrouvé sa liberté et sa terre.

    À Gaza, l’armée israélienne a frappé pendant 738 jours. Ce matin encore, les bombardements continuaient. Des centaines de milliers de morts, des enfants par dizaines de milliers assassinés, une jeunesse sacrifiée. La destruction de Gaza, des hôpitaux, des écoles, des logements, Gaza et son peuple privé d’eau, d’électricité, de nourriture, une famine assassine.

    Il faut stopper définitivement ce génocide, nous verrons si Netanyahou et Trump, premier livreur d’armes à Israël, et leurs alliés appliquent la première phase de l’accord de paix qui semble se dessiner mais soyons attentifs, lucides et vigilants, le droit au retour du peuple palestinien sur sa terre impose : L’arrêt définitif des bombardements, du blocus, de la colonisation ; le départ de l’armée israélienne, le retrait des colons de Cisjordanie… Nous devons donc rester prêts à toute mobilisation.

    Le combat que nous menons depuis deux ans pour l’arrêt du génocide ne peut faire oublier aujourd’hui que tous ceux qui sont poursuivis par la Cour pénale internationale devront répondre des crimes de guerre qu’ils ont perpétué.

    Solidarité sans réserve avec le peuple palestinien, dont la résistance est un exemple pour tous ceux qui agissent contre toute forme d’apartheid.

    Ce qui se passe en Palestine et au cœur de l’Europe doit nous interroger, nous mobiliser, pour arrêter cette course au surarmement qui devrait conduire les pays membres de l’Otan, d’ici 15 ans, comme Trump et l’Otan l’exigent, avec l’accord de Macron, à consacrer 5 % de leur PIB pour la défense et l’armement. 150 milliards d’euros par an pour la France. Une folie d’un système décadent, fauteur de guerres aux quatre coins du monde contre l’humanité.

    Pour LFI, nous exigeons une paix durable en Palestine. Ce n’est pas à Trump, Blair, Macron… de dicter au peuple palestinien son avenir. Il appartient aux seuls Palestiniens de décider pour leur pays, sans ingérence de ceux qui ont permis ce génocide. Macron n’a-t-il pas permis, fin 2024 et début 2025, la livraison de composants à Israël, permettant ainsi à ses armées de frapper les Palestiniens ?

    Pour LFI, le retrait total des troupes d’occupation le retrait des colons, de tous les israéliens en Palestine doit être effectif et immédiat.

    Le sort réservé aux flottilles contre le blocus par l’armée israélienne, en violant le droit international, sans aucune réaction de Macron et du gouvernement français, montre une complicité jamais égalée avec Netanyahou.

    Depuis 1948 le peuple palestinien est assassiné. Ces deux dernières années, Netanyahou a affirmé vouloir aller au terme de la Nakba. C’est pour cela que nous devons rester mobilisés.

    Trump et Netanyahou peuvent, à tout moment, remettre en cause l’accord de paix.

    Je le redis, solidarité totale avec le peuple palestinien, avec ses réfugiés expulsés, depuis des décennies, vers d’autres pays. Ils doivent pouvoir retourner chez eux s’ils le souhaitent, comme tous les Gazaouis.

    Bas les pattes de la Palestine !

    À tous ces va-t’en guerre : seuls les Palestiniennes et les Palestiniens doivent décider de leur avenir ! »

  • Manifestons pour Gaza !

    Manifestons pour Gaza !

    Pour maintenir son blocus illégal et continuer le génocide à Gaza, la flotte israélienne a attaqué la flottille qui tentait d’apporter de l’aide humanitaire, saisi les navires et arrêté en eaux internationales les centaines de militant•es de 40 pays, dont 30 français·es. Quatre parlementaires insoumis•es, Rima Hassan, François Piquemal, Marie Mesmeur et Emma Fourreau étaient à bord des bateaux.

    François Piquemal, Rima Hassan, Emma Fourreau, Marie Mesmeur

    Depuis plusieurs jours le gouvernement d’extrême droite israélien avait dit son intention de mener cette opération de piraterie sans que cela ne suscite aucune réaction de la part du gouvernement français. Pire : dans une communiqué, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé que la France a collaboré avec Israël : « la France était en lien régulier avec les autorités israélienne pour qu’une éventuelle opération d’arraisonnement se déroule dans les meilleures conditions de sécurité ». Sécurité pour qui ?

    Face à l’inaction d’Emmanuel Macron, les citoyen·nes français présents sur la flottille ont sauvé l’honneur de notre pays. La France insoumise appelle tou·tes les citoyen•nes français•es à participer à la campagne d’interpellation des gouvernements européens et à toutes les initiatives et rassemblements organisés, comme celui qui se tiendra à Nevers le 9 octobre à 18h.

    Il est plus que temps de sanctionner ce régime voyou, le placer sous embargo et déployer une force internationale d’interposition sous l’égide de l’ONU pour imposer le cessez-le-feu.

  • Non à la privatisation du transport ferroviaire !

    Non à la privatisation du transport ferroviaire !

    La privatisation du transport ferroviaire a commencé en Bourgogne-Franche-Comté et les usagers en voient déjà les premiers effets. Sans leur mobilisation massive, certaines lignes étaient déjà vouées à la fermeture par la Région qui n’a pas été prise par surprise : cette privatisation était voulue dès 2021 par le PS, qui la préside.

    À partir de décembre 2026, les trains express régionaux (TER) Nevers-Dijon, Nevers-Moulins, Paray le Monial-Lyon seront, entre autres, exploités par une société privée, filiale de droit privé de la SNCF : la Société SNCF Voyageurs Bourgogne Ouest (SNCFVBO). Il ne s’agit aucunement d’ouverture à la concurrence puisque les usagers voyageurs ne pourront absolument pas choisir avec quel opérateur ils voyageront : ils seront contraints de prendre leur billet et monter dans le train MOBIGO assuré par SNCFVBO. Il s’agit donc purement et simplement d’une privatisation !

    La loi du 27 juin 2018 dite « Pacte ferroviaire », permet l’ouverture à la concurrence/privatisation du transport ferroviaire voyageur, la fin du recrutement des cheminots sous statut, la transformation des établissements publics, industriels et commerciaux (EPIC) en sociétés anonymes (SA). Les conseils régionaux pouvaient, dans un premier temps, c’est-à-dire avant fin 2023, faire le choix de conventions avec la SNCF sur 10 ans pour éviter la privatisation.

    La Région Bourgogne-Franche-Comté est administrée par le Parti socialiste, les Écologistes, le Parti communiste français… Avant les dernières élections régionales, c’est-à-dire dès 2021, le Parti socialiste, qui détient la présidence de la Région, avait annoncé qu’il voulait privatiser des lignes ferroviaires voyageurs de la Région, dont la desserte de la Nièvre. Ses alliés électoraux étaient donc bien au courant de ce choix, annoncé publiquement, et que les syndicats avaient dénoncé auprès de la population.

    Les socialistes et leurs alliés de la Région Bourgogne-Franche-Comté n’ont pas fait le choix de reconduire avec la SNCF, ouvrant la porte à la privatisation comme sur Nevers-Dijon, Nevers-Moulins… et laissant peser la menace de fermeture de plusieurs lignes qui desservent la Nièvre, comme Moulins-Paray le Monial-Lyon.

    Les lignes du nord Morvan font l’objet d’un second appel d’offre non encore attribué pour leur exploitation mais la menace est là encore réelle de voir ces lignes purement et simplement fermées à la circulation des trains à cause de la vétusté de l’infrastructure.

    Dans tous les cas, ces privatisations entrainent la fermeture des gares et des guichets en conservant uniquement des billets dématérialisés. C’est une vraie réduction des services au public. Il est prévu la suppression de 57 emplois sur le bassin minier de Monchanin. Elles entrainent aussi le transfert d’office des personnels SNCF vers des entreprises privées avec perte de leurs garanties collectives et même plus radicalement le licenciement pur et simple de ceux qui refuseraient d’intégrer ces entreprises privées.

    C’est la recette libérale qui est déjà en train de se mettre en place sur l’axe Marseille-Nice par exemple, avec Transdev, et dont on voit déjà toutes les limites après deux mois d’exploitation seulement… sans oublier que Transdev a été cédée à un groupe allemand après l’attribution du marché par la région PACA, ce qui implique que les éventuels bénéfices de l’exploitation ne seraient pas réinvestis en France mais rémunèreraient les actionnaires allemands !

    L’objectif des ces privatisations n’est donc pas de fiabiliser et optimiser le service public de transport ferroviaire mais bien de transférer l’argent public vers des intérêts privés en recherchant des marges sur la qualité de service et des profits maximums à court terme comme il est de bon ton dans ce système capitaliste : mutualisation collective des coûts et privatisation des profits !

    Pour se donner bonne conscience, ou pour se dédouaner de ses responsabilités, la Région Bourgogne-Franche-Comté, à présidence socialiste, annonce que l’État ne donne pas assez de moyens pour maintenir certaines lignes. Certains de la majorité régionale ont même lancé une pétition… mais pourquoi ne pas avoir pris les bonnes décisions avant les élections ?

    En réalité, les faits sont là : la volonté de privatisation et de fermeture est l’axe politique de la Région.
    D’ailleurs le Parti socialiste, en laissant passer le budget 2025 de Bayrou (en refusant de voter la censure), savait que les collectivités territoriales, dont les régions, verraient leurs dotations largement baisser. Et pour 2026, le projet de budget porté par Lecornu s’annonce encore pire !

    Alors que l’enclavement de la Nièvre est une réalité, notamment dans les zones rurales, la fermeture des lignes ferroviaires est aussi une aberration écologique.

    Des associations d’usagers mènent combat, organisent des rassemblements contre les fermetures et la privatisation pendant que le gouvernement Macron, comme ses prédécesseurs, organise la destruction méthodique de la SNCF, et reçoit le soutien de la Région Bourgogne-Franche-Comté, entre autres, offrant aux entreprises privées et à leurs actionnaires, des profits gigantesques.

    Refuser les privatisations, la mise en concurrence des lignes va de pair avec l’exigence que l’argent public finance exclusivement les transports publics.

    La particularité du transport ferroviaire, son organisation spécifique avec une infrastructure commune au transport des voyageurs et des marchandises et ses contraintes de sécurité, toutes ces raisons argumentent pour le retour à une entreprise unique et intégrée de service public dont les objectifs doivent être clairement fixés et financés par l’État : l’aménagement du territoire et la mise en œuvre d’un véritable service public de transport ferroviaire, tant marchandises que voyageurs !

    Refuser la suppression des lignes ferroviaires du quotidien et en rouvrir, augmenter le nombre de trains et garantir des tarifs accessibles, maintenir des guichets physiques dans les gares. Ces propositions seront aussi un élément pour la politique de bifurcation écologique.

    Les insoumis de la Nièvre participeront à toute initiative contre la fermeture des lignes et leur privatisation.

    Les privatisations et la mise en concurrence imposées par l’Union européenne affaiblissent notre système ferroviaire. LFI s’oppose fermement à ces logiques de marchandisation qui dégradent les services et augmentent les inégalités territoriales. La SNCF redeviendra une entreprise publique, unifiée et intégrée, pour garantir un service public ferroviaire de qualité. Nous restaurerons la gouvernance publique du rail, pilotée dans l’intérêt général et dotée des moyens financiers nécessaires à sa modernisation.

    Les petites lignes ferroviaires, souvent délaissées voire abandonnées, sont essentielles pour désenclaver les territoires ruraux et garantir la mobilité pour tou·tes. Nous lancerons un grand plan de modernisation et de réouverture des lignes ferroviaires, en particulier celles abandonnées dans les zones rurales. Ces infrastructures réduiront la dépendance à la voiture et revitaliseront les économies locales.

    Le fret ferroviaire est une alternative écologique majeure au transport routier, émettant 14 fois moins de gaz à effet de serre par tonne transportée. Nous dénonçons fermement le démantèlement de Fret SNCF, une catastrophe écologique et sociale, et exigeons l’arrêt immédiat de ce processus destructeur. Le fret ferroviaire doit devenir une priorité nationale. Nous doublerons sa part dans le transport des marchandises en investissant massivement.

    La France Insoumise veut rendre le train accessible à tou·tes en instaurant une tarification sociale ambitieuse. « Nous instaurerons la gratuité progressive des trains régionaux et des transports publics pour répondre à l’urgence sociale et climatique. Cette mesure réduira les inégalités d’accès à la mobilité et encouragera l’usage du rail au détriment de la voiture.

    Le rail permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de lutter contre la pollution atmosphérique et de limiter l’artificialisation des sols. Le rail sera le pilier de la bifurcation écologique et sociale. Nous garantirons une gestion publique, démocratique et transparente de ce secteur stratégique.

  • Bloquons tout dans la Nièvre !

    Bloquons tout dans la Nièvre !

    Le 8 septembre, les député·es de la France insoumise voteront pour le départ de Bayrou. Cela ne suffit évidemment pas. Macron doit partir !

    Nous appelons nos concitoyen·nes à participer et organiser des assemblées citoyennes pour que chacun·es puisse participer au mouvement du 10 septembre. Voilà le texte d’appel pour l’assemblée de Corbigny, samedi 30 août à 19h :



  • Accords de Bougival : quand c’est flou…

    Accords de Bougival : quand c’est flou…

    Alors que les indépendantistes kanaks du FLNKS se réunissent samedi 9 août lors d’un congrès extraordinaire pour déterminer leur position après l’accord dit « de Bougival », le collectif Solidarité Kanaky 58, dont la France insoumise de la Nièvre est membre, dénonce une tentative pour étendre à l’ensemble de la zone pacifique une nouvelle forme de colonisation en prenant appui sur des relations régionales nouvelles développées grâce à la nouvelle nationalité calédonienne. Nous publions son communiqué.

    Le projet d’accord ouvre sur un bilan de l’accord de Nouméa de 1998

    Sur ce point, si nous pouvons acter qu’il y a bien eu transfert de compétences plutôt réussi notamment par exemple sur l’éducation, il n’en est pas de même concernant « la construction d’une citoyenneté propre », qui est dans les faits complètement bafouée (l’application sur le terrain de l’accord sur l’emploi local en est une illustration).

    Rappelons ensuite que les indépendantistes contestent la tenue et, de fait, rejettent le résultat du référendum de décembre 2021, lequel s’est déroulé pendant une période de deuil coutumier suite à la pandémie COVID, empêchant la tenue d’une vraie campagne électorale et aux électeurs de participer. Considérer alors dans un préambule la tenue de ce référendum ne nous semble pas une bonne base.

    Enfin, lorsque l’on sait que la révolte de mai 2024 a été provoquée par le dégel du corps électoral, mais aussi et surtout par le sentiment d’abandon et de non maîtrise de son avenir par la jeunesse calédonienne, acter que les différentes applications de l’accord de Nouméa sont autant d’étapes vers une plus grande maîtrise de leur avenir nous semble bien présomptueux.

    Il nous apparaît donc que l’introduction elle-même part sur des bases faussées !

    Le projet d’accord propose d’offrir à la Nouvelle Calédonie un retour à la stabilité et l’ouverture de nouvelles perspectives

    1. Vote d’une Loi organique par les deux assemblées (Sénat et Assemblée nationale) validée par le Conseil Constitutionnel. Délai approximatif sauf procédure accélérée : discussion devant la 1ère assemblée 6 semaines après le dépôt du projet de loi puis 4 semaines devant la seconde assemblée puis délai de saisine et de prononcé de son avis par le Conseil Constitutionnel.
      Cette loi organique est adoptée après avis du Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
      Dans le même temps, la composition du Congrès est modifiée passant de 54 à 56 membres mais le projet d’accord ne détaille pas les conditions… Nous savons juste que Les Îles Loyauté passent de 7 à 5 représentants, la Province Nord de 15 à 14, la Province Sud passe quant à elle de 32 à 37 membres. Un décompte qui manifestement avantage les Loyalistes non indépendantistes, majoritaires dans le sud. Le projet prévoit néanmoins que le Congrès puisse adopter une résolution modifiant les conditions de sa propre élection par une majorité de 36 sur 56…. Alors que la majorité des 3/5èmes se situe à 34 membres….
      Autant de choses qui méritent d’être éclaircies.
    2. Adoption d’une Loi fondamentale dans les années à venir, adoptée et révisable par le congrès à une majorité, cette fois ci, des 3/5èmes. Son rôle restera finalement assez limité : charte des valeurs, organisation territoriale, gouvernance interne…
    3. Création d’une nationalité Calédonienne mais assujettie à la nationalité française… Si vous voulez abandonner la nationalité française, vous êtes exclu automatiquement de la nationalité calédonienne, et bien sûr la pluri nationalité n’est pas abordée.
    4. Redéfinition du corps électoral : sans porter le nom de dégel, le projet d’accord ouvre le droit de vote aux élections aux provinciales et au congrès à toute personne qui réside depuis 10 ans en Nouvelle Calédonie.
    5. La Répartition des compétences donne des pistes quant au transfert de la compétence « Relations Internationales » qui n’est pas vraiment ciblé dans le temps et reste in fine sous le contrôle de l’État Français. Pour les autres compétences régaliennes (Défense, Sécurité et ordre public, Justice, Monnaie), c’est l’État qui reste compétent même si des portes sont entrouvertes pour associer la Nouvelle Calédonie à la politique du « souverain ». Côté « Formation à l’exercice des compétences régaliennes », rien de bien nouveau mis à part la multiplication des classes de défense et de sécurité globale (une façon d’avoir « la main » sur toute une partie de la jeunesse ???) et le renforcement du dispositif Cadres Avenir.

    Les compétences suivantes : règles relatives à l’administration des provinces, des communes et de leurs établissements publics, contrôle de légalité des provinces, des communes et de leurs établissements publics, régime comptable et financier des collectivités publiques et de leurs établissements publics, enseignement supérieur, communication audiovisuelle, pourront être conservées dans les mêmes conditions que précédemment si la loi organique le prévoit.

    Enfin, cette même loi organique à venir pourra prévoir le transfert de l’Agence de développement rural et d’aménagement foncier (ADRAF).

    En résumé, beaucoup de « blabla » pour très peu d’évolution et de capacité d’autonomie, et toujours sous la gouvernance appuyée de l’État français qui reste souverain.

    Le projet d’accord tente ensuite de définir un projet de société et de modèle économique en 4 points

    1. Un pacte de refondation économique et financière complètement contraint par l’idéologie libérale : assainissement des finances publiques, retour à la soutenabilité de la dette publique, relance et diversification économique. Dans les faits, le projet d’accord bloque complètement toute velléité d’une politique économique « de rupture ».
    2. Un plan stratégique pour la filière « Nickel », plan là encore complètement bridé par l’État sans même envisager à quelque moment l’éventuelle nationalisation de la filière….
    3. Un contrat d’engagement sur les politiques publiques prioritaires autour de 2 thèmes ; le projet de société, la jeunesse ; contrat dans lequel on retrouve les thématiques qui avaient déjà été déployées depuis 1998 avec le peu de succès que l’on connait et aucun nouvel engagement susceptible de résorber les points de blocage sociétaux dont la plupart sont liés aux résistances loyalistes à la mise en œuvre d’une véritable politique sociale…
    4. Une gouvernance dédiée sera créée dans le cadre d’une mission interministérielle, elle coordonnera (depuis Paris ?) la mise en œuvre des engagements… notamment à travers l’organisation de démarches de participation citoyenne (dont le subventionnement sera soumis au respect du cadre fixé par l’État ?)

    Une tentative pour étendre à l’ensemble de la zone pacifique une nouvelle forme de colonisation

    En conclusion, nous pourrions être très optimistes et voir ce projet d’accord comme ouvrant de larges perspectives d’avenir avec un cadre dont quasiment tous les périmètres restent à définir… Cependant, ce cadre élargi mais trop indéfini est, en même temps, la raison de nos doutes quant à la réelle volonté de l’État français de décoloniser, alors que l’injonction lui en est faite par les instances internationales…

    Nous aurions davantage tendance à voir dans ce projet d’accord une tentative pour étendre à l’ensemble de la zone pacifique une nouvelle forme de colonisation en prenant appui sur des relations régionales nouvelles développées grâce à la nouvelle nationalité calédonienne.

    Après la remise en liberté conditionnelle des prisonniers politiques, notre collectif entend bien poursuivre ses actions pour faire avancer la cause kanak et la décolonisation partout où des peuples la subissent encore.

    Nous relayons le lien de la cagnotte pour aider à payer les frais d’avocats : https://www.cotizup.com/solidarite-yewa

    Collectif Solidarité Kanaky 58 (ATTAC 58, FA58, La Libre Pensée 58, Les Écologistes 58, LFI 58, Le Mouvement de la Paix 58, Les Soulèvements de la Terre 58, NPA Bourgogne, PCF 58, POI 58)

  • Entretien avec Yewa Waetheane

    Entretien avec Yewa Waetheane

    Yewa Waetheane est l’un des premiers dirigeants de l’Union calédonienne, qui agit avec neuf autres organisations politiques pour l’indépendance de la Kanaky. Il milite aussi, avec ses camarades, dans la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) qui regroupe les organisations politiques indépendantistes, syndicales, associatives, comités de lutte…

    Yewa a 34 ans. Il a grandi au nord de Nouméa, dans sa tribu, avec ses huit frères et sœurs. Après des études professionnelles et le Bac, il a étudié en France pendant 6 ans et obtenu un diplôme de sociologie. Études finies, il est retourné dans son pays, la Kanaky et

    Nous l’avons rencontré dès sa libération de la maison d’arrêt de Nevers où il était emprisonné depuis 346 jours, déporté le 23 juin 2024 comme six de ses camarades dirigeants indépendantistes suite aux manifestations réunissant jusqu’à un quart de la population de la Kanaky contre le projet de dégel du corps électoral que voulait imposer Macron et son gouvernement.

    Depuis la décision le 12 juin dernier de la Cour d’appel de Paris d’ordonner leur libération, cinq ont été interdits de regagner la Kanaky, leur pays. Yewa est donc loin de sa tribu, de ses camarades indépendantistes qui mènent le combat pour la fin de la colonisation française.

    Yewa, quelle est la situation du peuple kanak aujourd’hui ?

    Le 13 mai 2024, le soulèvement du peuple kanak a eu lieu contre le dégel du corps électoral qui remettait en cause les accords de Nouméa et les articles 76 et 77 de la Constitution.

    La situation pour le peuple kanak est de plus en plus précaire. Des milliers d’emplois ont été supprimés depuis l’an dernier, les services publics sont en lambeaux, l’Hôpital Nord est fermé, le pouvoir d’achat est en nette régression. Dans le sud de l’île, le salaire moyen pour les loyalistes et les colons est d’environ 473 000 francs Pacific, dans le nord, 132 000.

    Dans le nord, les gens vivent quasiment dans des bidonvilles, le manque de médecins est catastrophique, c’est la politique menée contre le peuple kanak par l’État français et les colons sur place.

    Quelles sont les grandes revendications pour arriver à l’indépendance ?

    D’abord, il faut que l’audiovisuel revienne au peuple kanak, comme les droits régaliens qui sont, aujourd’hui, aux mains de l’État français. Il faut, ensuite, que nous puissions voter notre budget car, aujourd’hui, nous sommes sous le joug français avec les coupes budgétaires qui s’appliquent en France mais aussi en Kanaky.

    Le mouvement indépendantiste kanak, dans son ensemble, a les moyens de gérer le pays. Il y a des richesses comme le nickel, la biodiversité marine, le pétrole, le gaz et dans le domaine de l’agriculture, nous avons les compétences, nous pouvons nous détacher, sans problème, de l’État français.

    D’ailleurs, la preuve en est que dix-sept communes sur trente-sept et une province sur trois sont gérées par le mouvement indépendantiste.

    Le problème de la Kanaky est que l’État français nous met un budget à l’équilibre, ne nous permet pas d’emprunter comme un pays souverain et nous prive de notre souveraineté.

    L’ONU et le droit international ne sont pas respectés par la France ?

    Le président français et les gouvernements successifs font mine de négocier mais ne respectent pas les résolutions de l’ONU. La Kanaky est un des dix-sept pays dans le monde qui doit être décolonisé selon l’ONU.

    Pourtant, notre souveraineté est le seul moyen de recouvrer l’indépendance après 172 ans sous colonisation française.

    Nous entendons être un pays indépendant, qui fait vivre la démocratie, notamment par ses actions de terrain avec la population, et la coordination et l’échange avec d’autres pays.

    Les accords de Nouméa doivent être respectés et la Kanaky doit devenir un pays souverain au plan international.

    Bien entendu, nous ne lâcherons pas et la majorité du peuple kanak est pour l’indépendance. Les organisations politiques indépendantistes et la CCAT continueront à négocier et à agir jusqu’à l’indépendance.

    Propos recueillis par Jean-Charles Marquiset

  • Stop au génocide du peuple palestinien à Gaza !

    Stop au génocide du peuple palestinien à Gaza !


    Mercredi 2 juillet 2025, les insoumis·es de la Nièvre participaient au rassemblement1 à Nevers pour l’arrêt du génocide à Gaza, le cessez-le-feu immédiat et permanent, pour la paix. Nous publions des extraits de l’intervention de Jean-Charles Marquiset2 qui s’exprimait pour LFI 58.

    « Chers amis, chers camarades,

    « Ceux qui osent dire aujourd’hui que nous n’assistons pas à un génocide à Gaza sont des négationnistes de l’Histoire. Depuis 21 mois, la destruction totale, minutieuse du peuple palestinien, organisée par Netanyahou et son gouvernement d’extrême droite, est un fait.

    « Les organisations humanitaires, Médecins sans frontières, estiment que c’est un véritable massacre. Les chiffres officiels du nombre de morts sont bien en-deçà de la réalité. Des organisations annoncent le chiffre de 300 000 à 380 000 Palestinien·nes tué·es, enseveli·es. Se rajoutent à cela les assassinats perpétués en Cisjordanie par les colons.

    « Netanyahou, Trump, veulent devenir les maîtres du Moyen-Orient. Gaza, le Liban, l’Iran… Cela rappelle des heures sombres de l’Irak, de la Lybie où, pour assassiner les peuples, l’impérialisme, avec les médias aux ordres, n’a eu de cesse d’inventer des armes de destruction massives.

    « Nous nous rassemblons aujourd’hui pour le cessez-le-feu définitif, immédiat à Gaza mais aussi au Moyen-Orient.

    « Des manifestations ont lieu chaque semaine dans nombre de villes dans tout le pays, près de chez nous à Clermont, à Bourges, au Puy, à Auxerre… dans le monde entier, jusqu’au cœur d’Israël où nombre d’habitants appellent à la fin de la guerre, au retour de leurs otages.

    « Coupables ! Biden, Trump, Macron, l’UE et tous leurs alliés. Ils sont coupables d’un génocide, d’affamer, d’assoiffer. Ils sont coupables d’avoir laissé détruire tous les hôpitaux, les écoles. Ils sont coupables de n’avoir, économiquement, rien fait, notamment la France, l’UE pour contraindre Netanyahou au cessez-le-feu définitif et permanent.

    « Ils sont coupables d’avoir condamné tous les députés, les politiques, les syndicalistes, les associatifs qui se sont levés pour le cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza. Ils sont coupables, Macron, Bayrou, Retailleau de traduire en justice tous les militants qui agissent pour la paix, en les traitant d’antisémites alors, qu’au nom de l’État français, ils mènent une chasse contre les musulmans. Ils sont coupables de refuser d’appliquer le droit international, le mandat d’arrêt contre Netanyahou, les résolutions de l’ONU.

    « Ils organisent, certains, comme Trump et Netanyahou ce génocide, les autres sont coupables et complices. Et, tous ces pays d’Europe, du monde qui organisent des économies de guerre vont participer à la guerre permanente sur tous les continents sur l’autel du profit des vendeurs de canon pour faire du fric !

    « Pour la France, Trump et l’Otan exigent 5 % du PIB pour la défense, à 172 milliards d’euros par an d’ici 2035. Macron et son gouvernement vont s’exécuter en dignes vassaux du système capitaliste.

    « Ici, nous sommes rassemblés pour dire : Cela suffit ! Stop au génocide à Gaza ! Non à l’économie de guerre ! Non aux guerres tout court ! La paix, la paix, dans le monde, au Moyen-Orient, en Europe, en Afrique ! La paix, la réponse aux besoins sociaux de l’immense majorité des peuples ! Pas un sou pour les armes !

    « C’est l’avenir de l’humanité qui est en question.

    « La résistance du peuple palestinien nous oblige à poursuivre le combat pour la paix.

    « Dans la Nièvre et partout en France, la France insoumise 58, comme au niveau national, exige que Macron et son gouvernement cesse toute relation économique avec Israël. LFI exige que le droit international soit respecté, que le mandat d’arrêt contre Netanyahou soit aussi validé, qu’il soit arrêté, que Macron et son gouvernement reconnaissent, sans tarder, le droit de l’État palestinien. Que les poursuites judiciaires de tous ceux, en France, syndicalistes, politiques et citoyens qui manifestent pour la Palestine et Gaza soient abandonnées.

    « Soutien inconditionnel à tous ceux qui luttent pour la paix, au peuple palestinien, à ceux, en Israël, qui manifestent aussi pour la paix. »

    1. Ce rassemblement était organisé à l’initiative du Mouvement de la paix, de LFI 58, du PCF 58, du POI 58, de la Libre pensée 58, d’Attac 58… ↩︎
    2. Jean-Charles Marquiset est co-référent Gestion des relations unitaires de la France insoumise dans la Nièvre. ↩︎