Auteur/autrice : LFI 58

  • SIGNEZ POUR STOPPER LE COMMERCE AVEC ISRAËL !

    SIGNEZ POUR STOPPER LE COMMERCE AVEC ISRAËL !

    L’initiative citoyenne européenne pour exiger la suspension totale de l’accord commercial UE-Israël, lancée le 13 janvier par la France insoumise, a déjà recueilli plus de 320 000 signatures. Trois mois après le prétendu cessez-le-feu, l’État d’Israël continue de massacrer les Palestiniens en toute impunité et l’Union européenne contribue à financer le génocide avec cet accord commercial qui fait d’elle le 1er partenaire d’Israël. Aidez-nous à stopper le commerce génocidaire !

    Selon la Commission européenne elle-même1, l’État d’Israël est responsable d’un nombre sans précédent de morts et de blessés parmi les civils, de déplacements à grande échelle de la population et de la destruction systématique des hôpitaux et des installations médicales à Gaza. L’armée israélienne occupe plus de la moitié de la bande de Gaza et rase une après l’autre les habitations d’un territoire déjà détruit à plus de 80%. Israël a également mis en place un blocus de l’aide humanitaire, qui pourrait s’apparenter à un recours à la famine comme méthode de guerre. Israël enfreint de multiples règles et obligations prévues par le droit international, et ne prévient pas le crime de génocide, contrairement à ce qui a été ordonné par la Cour internationale de justice2.

    L’Union européenne pourrait agir pour mettre fin au massacre. Israël finance ses bombes et ses munitions avec le commerce international et notamment l’accord d’association avec l’Union européenne entré en vigueur en 2000. Celui-ci comporte un clause (v. encadré) qui oblige les signataires à respecter les droits de l’homme. Pourtant, l’Union européenne n’a toujours pas suspendu son accord d’association avec Israël, lequel constitue la pierre angulaire de la coopération bilatérale entre l’UE et Israël en matière de commerce, d’économie et de politique. L’Union européenne est le premier partenaire commercial d’Israël.

    En 2024, 28,8 % des exportations israéliennes étaient destinées à l’UE, tandis que 34,2 % des importations du pays provenaient de l’Union européenne. En 2025, les échanges commerciaux de marchandises entre l’UE et l’État hébreu ont atteint 42,6 milliards d’euros.

    Cet accord contribue à légitimer et à financer un État commettant des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. En le maintenant, en continuant de traiter Israël comme un partenaire privilégié, les dirigeants européens nous obligent à être complice d’un génocide. Nous ne pouvons tolérer cela plus longtemps !

    L’Union européenne doit mettre un terme au commerce et à sa coopération privilégiée avec Israël en suspendant totalement l’accord d’association ! 

    Avec ses partenaires de l’Alliance de Gauche européenne et en lien avec les associations, ONG, syndicats mobilisés contre le génocide en Palestine, la France insoumise a lancé une Initiative citoyenne européenne (ICE) pour obliger la Commission européenne à enfin agir.

    Pour aboutir, elle doit recueillir au moins 1 million de signatures dans au moins sept pays de l’UE. C’est possible ! En une semaine, plus de 320 000 personnes ont déjà signé. Aidez-nous à obtenir la fin à la complicité de l’Union eurpéenne dans le génocide des Palestiniens ! 


    1. Lire par exemple ce rapport de l’UE sur les crimes israéliens à Gaza publié en juin 2025 : https://euobserver.com/eu-and-the-world/ar0246a0da ↩︎
    2. Cour internationale de justice, ordonnance du 26 janvier 2024, https://www.icj-cij.org/fr/node/203447 ↩︎

  • SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE VÉNÉZUÉLIEN !

    SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE VÉNÉZUÉLIEN !

    La France insoumise apporte son plein soutien au peuple vénézuélien et à ses autorités, confrontés à une guerre illégale et illégitime déclenchée par l’administration de Donald Trump contre le Venezuela. Nous appelons à participer au rassemblement organisé ce jeudi 8 janvier place de la Résistance à Nevers en solidarité avec le peuple vénézuélien.

    En bombardant Caracas et en revendiquant une ingérence directe, les États-Unis violent le droit international et tentent d’imposer par la force un changement de régime. Ils renouvellent avec leur tradition des coups d’État, guerres et ingérences qui ont ravagé l’Amérique latine au siècle dernier.

    Face à cette agression, la résistance du peuple vénézuélien est légitime. 

    La France insoumise exige la libération immédiate de Nicolás Maduro et de son épouse, la garantie pleine et entière de leur sécurité, ainsi que leur retour immédiat et sans condition sur le sol vénézuélien, conformément au droit international.

    Nous appelons le gouvernement français à condamner sans ambiguïté cette guerre, à exiger un cessez-le-feu immédiat et à défendre la souveraineté du Venezuela. Dans l’immédiat, elle doit demander une réunion du conseil de sécurité de l’ONU.

    Cette invasion met en cause la paix dans toute la région et dans le monde.

    Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l’occasion d’un rassemblement organisé en solidarité avec le peuple vénézuélien, le 3 janvier 2026, place de la République à Paris.

  • INSCRIVEZ-VOUS SUR LES LISTES ÉLECTORALES !

    INSCRIVEZ-VOUS SUR LES LISTES ÉLECTORALES !

    Attention ! La loi prévoit que l’inscription peut être réalisée en ligne jusqu’au sixième mercredi précédant le scrutin. Pour les élections municipales, qui se tiendront les dimanches 15 et 22 mars 2026, vous avez donc jusqu’au 4 février pour vous inscrire en ligne et jusqu’au 6 février pour vous inscrire en mairie.

    Les documents pour s’inscrire sur les listes électorales

    • un justificatif de votre identité (par exemple votre carte nationale d’identité) ;
    • un justificatif de votre lien avec la commune de vote (par exemple votre facture d’électricité comme justificatif de domicile) ;
    • si vous êtes citoyen d’un autre pays de l’Union européenne, une déclaration sur l’honneur précisant votre situation électorale ;
    • si vous vous inscrivez en mairie, un formulaire cerfa n°12669 de demande d’inscription disponible en mairie.

    Les conditions pour s’inscrire sur les listes électorales

    • avoir le droit de vote, ce qui implique pour ces élections de posséder la nationalité française ou d’un autre pays de l’Union européenne, être majeur (18 ans) au plus tard la veille du scrutin ou, en cas de second tour, la veille du second tour et jouir de ses droits civils et politiques ;
    • avoir une attache avec la commune au titre de son domicile principal, sa qualité de contribuable ou sa qualité de gérant de société.
  • Des insoumis·es aux côtés des agriculteurs à Clamecy

    Des insoumis·es aux côtés des agriculteurs à Clamecy

    Marie-Anne Guillemain avec des militantes de la Confédération paysanne.

    La circulation sur le rond point dit de la Fausse Maison, à l’entrée de Clamecy, a été très ralentie pendant la manifestation par des tracteurs stoppés sur les routes.

    De nombreuses personnes, au volant de leur voiture ou de leur camion, ont manifesté leur soutien à la lutte contre la politique agricole de Macron et accepté avec le sourire de donner quelques minutes de leur temps en patientant dans le barrage filtrant.

  • DERMATOSE NODULAIRE CONTAGIEUSE : STOP AUX ABATTAGES MASSIFS, ÉCOUTEZ LES ÉLEVEURS !

    DERMATOSE NODULAIRE CONTAGIEUSE : STOP AUX ABATTAGES MASSIFS, ÉCOUTEZ LES ÉLEVEURS !

    Malgré les alertes répétées et les recommandations scientifiques claires, le gouvernement refuse de généraliser la vaccination, seule stratégie réellement efficace. Le résultat est dramatique : des troupeaux entiers abattus, parfois dans des élevages vaccinés, et des éleveurs acculés, réprimés au lieu d’être soutenus.

    L’EFSA comme la Fédération des vétérinaires d’Europe confirment que la vaccination permet d’éviter les abattages systématiques. L’abattage total est une réponse violente, inefficace et destructrice pour des générations de paysans.

    La France insoumise exige en urgence :

    • L’arrêt des abattages totaux systématiques et la mise en place d’abattages sélectifs avec suivi sanitaire ;
    • La généralisation immédiate de la vaccination contre la DNC sur tout le territoire ;
    • L’ouverture de négociations européennes pour protéger les débouchés des éleveurs ;
    • L’abandon définitif de l’accord UE-Mercosur.

    Sans paysans, il n’y a ni alimentation, ni souveraineté alimentaire, ni justice sociale.

    Solidarité totale avec les éleveurs.

  • LA GUERRE N’EST JAMAIS UNE FATALITÉ ! C’EST UN CHOIX POLITIQUE.

    LA GUERRE N’EST JAMAIS UNE FATALITÉ ! C’EST UN CHOIX POLITIQUE.

    Sur le plan de Donald Trump présenté par les médias comme un « plan de paix », il a rappelé que c’est en réalité « un plan d’occupation » et dénoncé les gouvernements européens, britannique et français, « qui n’ont jamais cessé de fournir des armes à Israël, qui continuent à le faire, et qui soutiennent désormais le plan d’occupation de Trump et Netanyahou ».

    Pendant le rassemblement devant les grilles de la préfecture, Marie-Anne Guillemain a participé à une rencontre initiée par le Mouvement de la Paix, organisateur de la manifestation, avec les représentants de l’État. Elle y a rappelé l’opposition constante de la France insoumise à la dérive belliciste des gouvernements Macron, à commencer par le Président de la République lui-même lorsqu’il utilise un vocabulaire guerrier pour des sujets n’ayant rien de militaire, puis laisse le chef d’état-major des armées déclarer que la France doit être prête à « accepter de perdre ses enfants ».

    « Que la menace existe, nous ne le nions pas, a-t-elle ajouté. Les conflits armés qui touchent aujourd’hui l’Urkraine, le Proche-Orient, le Congo, risquent de se multiplier à cause du réchauffement climatique et de ses conséquences dramatiques. Mais annoncer comme une chose certaine l’entrée en guerre prochaine de la France, alors que cela ne correspond pas à la réalité, et ne rien faire contre les causes des conflits armés, ce n’est pas contribuer à la paix. C’est augmenter le degré de violence ».

    Elle a fait part de l’inquiétude des Nivernais·es qu’elle a rencontré·es et a dénoncé la contribution de la France à l’augmentation des tensions, quand notre pays devient le deuxième marchand d’armes au monde, investit dans l’industrie de la mort mais baisse les budgets qui contribuent à nous protéger, comme celui de la transition écologique. Elle a plaidé pour que notre pays agisse dans le cadre de l’Organisation des Nations unies et cesse d’aligner sa politique sur celle des États-Unis de Donald Trump.

    Le Mouvement de la Paix a annoncé l’organisation d’un nouveau rassemblement pour le cessez le feu à Gaza le samedi 20 décembre. La France insoumise dans la Nièvre appelle a rejoindre ce rassemblement à 16 heures devant la Préfecture.

    À l’Assemblée nationale, Bastien Lachaud a dénoncé une « rhétorique de l’urgence et de l’effroi » et expliqué pourquoi La France insoumise vote contre le principe de l’augmentation du budget de la défense, demandée par le Premier ministre Sébastien Lecornu. De 3,2 milliards d’euros supplémentaires initialement prévus, il s’agit de passer à 6,7 milliards d’euros en 2026, pour un budget total de 57 milliards.

    « Vous vous alignez sur l’Otan et à travers elle, sur les États-Unis, et cela au moment même où sur l’impulsion de Donald Trump, ils brutalisent leurs partenaires, piétinent le droit international et sont devenus un facteur d’instabilité politique généralisée. »

    « Avez-vous seulement lu la stratégie de sécurité nationale publiée il y a quelques jours par l’administration de Washington ? Soutien à tous les mouvements d’extrême droite, vassalisation de l’Union européenne, alliance avec le régime de Vladimir Poutine, guerre contre la Chine. Voilà l’horizon des États-Unis. Quand allez-vous enfin ouvrir les yeux ? Le plus grave, c’est que pendant que vous vous gargarisez de formules martiales, vous ne préparez même pas sérieusement notre défense au défi de demain.

    « Vous parlez d’économie de guerre, mot aussi ronflant que creux. Car que trouve-t-on derrière concrètement ? Rien. Vous laissez partir nos actifs stratégiques à l’étranger, ATOS, Arcelormital, Vancorex et plus de 1 600 autres entreprises françaises qui sont passées sous pavillon états-unien en 10 ans. Aucun pilotage, aucune stratégie, aucune réflexion. Votre soi-disant économie de guerre n’est donc qu’un prétexte pour préparer les esprits à l’idée qu’il faudrait se serrer la ceinture pour financer la défense de la France pour justifier pour justifier ainsi vos politiques d’austérité et de case sociale et aussi pour justifier vos erreurs de programmation, vos impréparations, vos renoncements. »

  • Seul le peuple palestinien doit décider de son avenir !

    Seul le peuple palestinien doit décider de son avenir !

    « Notre rassemblement à Nevers, comme ceux qui se sont multiplié en France ces dernières semaines, comme en Italie, Espagne, Royaume-Uni, USA, dans de nombreux pays sur tous les continents, montrent la détermination de ceux, attachés à la paix, à la fin du génocide, à la libération des otages et l’arrêt immédiat et définitif des bombardements à Gaza.

    Les responsables qui pensent diriger le monde ne peuvent contourner cette mobilisation internationale. Aucun peuple ne pourra être réellement libre tant que le peuple palestinien n’aura pas retrouvé sa liberté et sa terre.

    À Gaza, l’armée israélienne a frappé pendant 738 jours. Ce matin encore, les bombardements continuaient. Des centaines de milliers de morts, des enfants par dizaines de milliers assassinés, une jeunesse sacrifiée. La destruction de Gaza, des hôpitaux, des écoles, des logements, Gaza et son peuple privé d’eau, d’électricité, de nourriture, une famine assassine.

    Il faut stopper définitivement ce génocide, nous verrons si Netanyahou et Trump, premier livreur d’armes à Israël, et leurs alliés appliquent la première phase de l’accord de paix qui semble se dessiner mais soyons attentifs, lucides et vigilants, le droit au retour du peuple palestinien sur sa terre impose : L’arrêt définitif des bombardements, du blocus, de la colonisation ; le départ de l’armée israélienne, le retrait des colons de Cisjordanie… Nous devons donc rester prêts à toute mobilisation.

    Le combat que nous menons depuis deux ans pour l’arrêt du génocide ne peut faire oublier aujourd’hui que tous ceux qui sont poursuivis par la Cour pénale internationale devront répondre des crimes de guerre qu’ils ont perpétué.

    Solidarité sans réserve avec le peuple palestinien, dont la résistance est un exemple pour tous ceux qui agissent contre toute forme d’apartheid.

    Ce qui se passe en Palestine et au cœur de l’Europe doit nous interroger, nous mobiliser, pour arrêter cette course au surarmement qui devrait conduire les pays membres de l’Otan, d’ici 15 ans, comme Trump et l’Otan l’exigent, avec l’accord de Macron, à consacrer 5 % de leur PIB pour la défense et l’armement. 150 milliards d’euros par an pour la France. Une folie d’un système décadent, fauteur de guerres aux quatre coins du monde contre l’humanité.

    Pour LFI, nous exigeons une paix durable en Palestine. Ce n’est pas à Trump, Blair, Macron… de dicter au peuple palestinien son avenir. Il appartient aux seuls Palestiniens de décider pour leur pays, sans ingérence de ceux qui ont permis ce génocide. Macron n’a-t-il pas permis, fin 2024 et début 2025, la livraison de composants à Israël, permettant ainsi à ses armées de frapper les Palestiniens ?

    Pour LFI, le retrait total des troupes d’occupation le retrait des colons, de tous les israéliens en Palestine doit être effectif et immédiat.

    Le sort réservé aux flottilles contre le blocus par l’armée israélienne, en violant le droit international, sans aucune réaction de Macron et du gouvernement français, montre une complicité jamais égalée avec Netanyahou.

    Depuis 1948 le peuple palestinien est assassiné. Ces deux dernières années, Netanyahou a affirmé vouloir aller au terme de la Nakba. C’est pour cela que nous devons rester mobilisés.

    Trump et Netanyahou peuvent, à tout moment, remettre en cause l’accord de paix.

    Je le redis, solidarité totale avec le peuple palestinien, avec ses réfugiés expulsés, depuis des décennies, vers d’autres pays. Ils doivent pouvoir retourner chez eux s’ils le souhaitent, comme tous les Gazaouis.

    Bas les pattes de la Palestine !

    À tous ces va-t’en guerre : seuls les Palestiniennes et les Palestiniens doivent décider de leur avenir ! »

  • Manifestons pour Gaza !

    Manifestons pour Gaza !

    Pour maintenir son blocus illégal et continuer le génocide à Gaza, la flotte israélienne a attaqué la flottille qui tentait d’apporter de l’aide humanitaire, saisi les navires et arrêté en eaux internationales les centaines de militant•es de 40 pays, dont 30 français·es. Quatre parlementaires insoumis•es, Rima Hassan, François Piquemal, Marie Mesmeur et Emma Fourreau étaient à bord des bateaux.

    François Piquemal, Rima Hassan, Emma Fourreau, Marie Mesmeur

    Depuis plusieurs jours le gouvernement d’extrême droite israélien avait dit son intention de mener cette opération de piraterie sans que cela ne suscite aucune réaction de la part du gouvernement français. Pire : dans une communiqué, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé que la France a collaboré avec Israël : « la France était en lien régulier avec les autorités israélienne pour qu’une éventuelle opération d’arraisonnement se déroule dans les meilleures conditions de sécurité ». Sécurité pour qui ?

    Face à l’inaction d’Emmanuel Macron, les citoyen·nes français présents sur la flottille ont sauvé l’honneur de notre pays. La France insoumise appelle tou·tes les citoyen•nes français•es à participer à la campagne d’interpellation des gouvernements européens et à toutes les initiatives et rassemblements organisés, comme celui qui se tiendra à Nevers le 9 octobre à 18h.

    Il est plus que temps de sanctionner ce régime voyou, le placer sous embargo et déployer une force internationale d’interposition sous l’égide de l’ONU pour imposer le cessez-le-feu.

  • Non à la privatisation du transport ferroviaire !

    Non à la privatisation du transport ferroviaire !

    La privatisation du transport ferroviaire a commencé en Bourgogne-Franche-Comté et les usagers en voient déjà les premiers effets. Sans leur mobilisation massive, certaines lignes étaient déjà vouées à la fermeture par la Région qui n’a pas été prise par surprise : cette privatisation était voulue dès 2021 par le PS, qui la préside.

    À partir de décembre 2026, les trains express régionaux (TER) Nevers-Dijon, Nevers-Moulins, Paray le Monial-Lyon seront, entre autres, exploités par une société privée, filiale de droit privé de la SNCF : la Société SNCF Voyageurs Bourgogne Ouest (SNCFVBO). Il ne s’agit aucunement d’ouverture à la concurrence puisque les usagers voyageurs ne pourront absolument pas choisir avec quel opérateur ils voyageront : ils seront contraints de prendre leur billet et monter dans le train MOBIGO assuré par SNCFVBO. Il s’agit donc purement et simplement d’une privatisation !

    La loi du 27 juin 2018 dite « Pacte ferroviaire », permet l’ouverture à la concurrence/privatisation du transport ferroviaire voyageur, la fin du recrutement des cheminots sous statut, la transformation des établissements publics, industriels et commerciaux (EPIC) en sociétés anonymes (SA). Les conseils régionaux pouvaient, dans un premier temps, c’est-à-dire avant fin 2023, faire le choix de conventions avec la SNCF sur 10 ans pour éviter la privatisation.

    La Région Bourgogne-Franche-Comté est administrée par le Parti socialiste, les Écologistes, le Parti communiste français… Avant les dernières élections régionales, c’est-à-dire dès 2021, le Parti socialiste, qui détient la présidence de la Région, avait annoncé qu’il voulait privatiser des lignes ferroviaires voyageurs de la Région, dont la desserte de la Nièvre. Ses alliés électoraux étaient donc bien au courant de ce choix, annoncé publiquement, et que les syndicats avaient dénoncé auprès de la population.

    Les socialistes et leurs alliés de la Région Bourgogne-Franche-Comté n’ont pas fait le choix de reconduire avec la SNCF, ouvrant la porte à la privatisation comme sur Nevers-Dijon, Nevers-Moulins… et laissant peser la menace de fermeture de plusieurs lignes qui desservent la Nièvre, comme Moulins-Paray le Monial-Lyon.

    Les lignes du nord Morvan font l’objet d’un second appel d’offre non encore attribué pour leur exploitation mais la menace est là encore réelle de voir ces lignes purement et simplement fermées à la circulation des trains à cause de la vétusté de l’infrastructure.

    Dans tous les cas, ces privatisations entrainent la fermeture des gares et des guichets en conservant uniquement des billets dématérialisés. C’est une vraie réduction des services au public. Il est prévu la suppression de 57 emplois sur le bassin minier de Monchanin. Elles entrainent aussi le transfert d’office des personnels SNCF vers des entreprises privées avec perte de leurs garanties collectives et même plus radicalement le licenciement pur et simple de ceux qui refuseraient d’intégrer ces entreprises privées.

    C’est la recette libérale qui est déjà en train de se mettre en place sur l’axe Marseille-Nice par exemple, avec Transdev, et dont on voit déjà toutes les limites après deux mois d’exploitation seulement… sans oublier que Transdev a été cédée à un groupe allemand après l’attribution du marché par la région PACA, ce qui implique que les éventuels bénéfices de l’exploitation ne seraient pas réinvestis en France mais rémunèreraient les actionnaires allemands !

    L’objectif des ces privatisations n’est donc pas de fiabiliser et optimiser le service public de transport ferroviaire mais bien de transférer l’argent public vers des intérêts privés en recherchant des marges sur la qualité de service et des profits maximums à court terme comme il est de bon ton dans ce système capitaliste : mutualisation collective des coûts et privatisation des profits !

    Pour se donner bonne conscience, ou pour se dédouaner de ses responsabilités, la Région Bourgogne-Franche-Comté, à présidence socialiste, annonce que l’État ne donne pas assez de moyens pour maintenir certaines lignes. Certains de la majorité régionale ont même lancé une pétition… mais pourquoi ne pas avoir pris les bonnes décisions avant les élections ?

    En réalité, les faits sont là : la volonté de privatisation et de fermeture est l’axe politique de la Région.
    D’ailleurs le Parti socialiste, en laissant passer le budget 2025 de Bayrou (en refusant de voter la censure), savait que les collectivités territoriales, dont les régions, verraient leurs dotations largement baisser. Et pour 2026, le projet de budget porté par Lecornu s’annonce encore pire !

    Alors que l’enclavement de la Nièvre est une réalité, notamment dans les zones rurales, la fermeture des lignes ferroviaires est aussi une aberration écologique.

    Des associations d’usagers mènent combat, organisent des rassemblements contre les fermetures et la privatisation pendant que le gouvernement Macron, comme ses prédécesseurs, organise la destruction méthodique de la SNCF, et reçoit le soutien de la Région Bourgogne-Franche-Comté, entre autres, offrant aux entreprises privées et à leurs actionnaires, des profits gigantesques.

    Refuser les privatisations, la mise en concurrence des lignes va de pair avec l’exigence que l’argent public finance exclusivement les transports publics.

    La particularité du transport ferroviaire, son organisation spécifique avec une infrastructure commune au transport des voyageurs et des marchandises et ses contraintes de sécurité, toutes ces raisons argumentent pour le retour à une entreprise unique et intégrée de service public dont les objectifs doivent être clairement fixés et financés par l’État : l’aménagement du territoire et la mise en œuvre d’un véritable service public de transport ferroviaire, tant marchandises que voyageurs !

    Refuser la suppression des lignes ferroviaires du quotidien et en rouvrir, augmenter le nombre de trains et garantir des tarifs accessibles, maintenir des guichets physiques dans les gares. Ces propositions seront aussi un élément pour la politique de bifurcation écologique.

    Les insoumis de la Nièvre participeront à toute initiative contre la fermeture des lignes et leur privatisation.

    Les privatisations et la mise en concurrence imposées par l’Union européenne affaiblissent notre système ferroviaire. LFI s’oppose fermement à ces logiques de marchandisation qui dégradent les services et augmentent les inégalités territoriales. La SNCF redeviendra une entreprise publique, unifiée et intégrée, pour garantir un service public ferroviaire de qualité. Nous restaurerons la gouvernance publique du rail, pilotée dans l’intérêt général et dotée des moyens financiers nécessaires à sa modernisation.

    Les petites lignes ferroviaires, souvent délaissées voire abandonnées, sont essentielles pour désenclaver les territoires ruraux et garantir la mobilité pour tou·tes. Nous lancerons un grand plan de modernisation et de réouverture des lignes ferroviaires, en particulier celles abandonnées dans les zones rurales. Ces infrastructures réduiront la dépendance à la voiture et revitaliseront les économies locales.

    Le fret ferroviaire est une alternative écologique majeure au transport routier, émettant 14 fois moins de gaz à effet de serre par tonne transportée. Nous dénonçons fermement le démantèlement de Fret SNCF, une catastrophe écologique et sociale, et exigeons l’arrêt immédiat de ce processus destructeur. Le fret ferroviaire doit devenir une priorité nationale. Nous doublerons sa part dans le transport des marchandises en investissant massivement.

    La France Insoumise veut rendre le train accessible à tou·tes en instaurant une tarification sociale ambitieuse. « Nous instaurerons la gratuité progressive des trains régionaux et des transports publics pour répondre à l’urgence sociale et climatique. Cette mesure réduira les inégalités d’accès à la mobilité et encouragera l’usage du rail au détriment de la voiture.

    Le rail permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de lutter contre la pollution atmosphérique et de limiter l’artificialisation des sols. Le rail sera le pilier de la bifurcation écologique et sociale. Nous garantirons une gestion publique, démocratique et transparente de ce secteur stratégique.